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Dernière mise à jour : 22 juin 2011
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Retour sur l'ordination diaconale en vue du sacerdoce de Nicolas Germain (19 juin 2011, Alès)
>> homélie de Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes, Uzès et Alès
Ordination diaconale de Nicolas Germain Samedi 19 juin 2011, Alès
De fête en fête... Après l’ordination presbytérale de Sébastien Verdier au mois de mai, le diocèse de Nîmes célèbre l’ordination diaconale en vue du sacerdoce de Nicolas Germain, le dimanche 19 juin, en la cathédrale Saint Jean-Baptiste d’Alès. Réjouissons-nous pour ces dons que Dieu fait à notre Eglise.
 "Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les oeuvres que je fais." Jn 14,12
n A lire aussi, l'interview accordée à la revue diocésaine Nicolas, vous allez être ordonné diacre en vue du ministère de prètre, pouvez-vous tout d’abord vous présenter en quelques mots ? J’ai 29 ans, je suis né à Pont-Saint-Esprit, dans la vallée du Rhône où j’ai habité jusqu’à l’âge de 18 ans. J’ai une soeur, Perrine, de deux ans plus jeune que moi qui vient d’être maman d’une petite Jade. J’ai donc la joie d’être tonton ! Après avoir obtenu mon baccalauréat à Bagnols-sur-Cèze, je suis parti poursuivre des études de littérature à Aix-en-Provence pendant 6 ans et je suis rentré ensuite au séminaire à Toulouse en septembre 2006. Alors justement, d’où vous est venu cette appel particulier à donner votre vie au Seigneur ? C’est une question d’apparence facile mais à laquelle il est plus difficile de répondre ! Vous savez, l’histoire d’une vocation demeure avant tout un mystère. Chaque appel est unique car le Seigneur s’adresse personnellement à nous par de multiples intermédiaires et de nombreuses médiations que souvent nous ne soupçonnons même pas ! Je n’ai absolument pas la prétention « d’expliquer » ma vocation. Je peux seulement partager ce qui me paraît aujourd’hui avoir constitué des événements marquants. Je crois d’abord que mon désir d’être prêtre s’est affiné, s’est précisé en côtoyant de belles figures de prêtres. Je dis cela notamment en pensant à tous les jeunes qui se posent des questions sur leur avenir : il ne faut pas avoir peur d’échanger longuement avec les prêtres de nos paroisses, souvent, ils n’attendent que cela ! Petit déjà je regardais avec admiration le travail des prêtres de ma paroisse. Plus tard, pendant mes études, j’ai été séduit par des personnalités sacerdotales riches, spirituelles, profondes et à la joie particulièrement communicative ! Ma vocation s’est donc enracinée doucement dans mon coeur par la fréquentation régulière de pasteurs édifiants, souvent à fort caractère et donnant toujours le plus beau des témoignages : celui d’être heureux de consacrer toute son existence à Dieu. La musique a joué aussi une place importante dans ma vocation. L’orgue m’a en effet attiré très tôt à l’église. Dès l’âge de douze ans j’accompagnais régulièrement la messe, sans trop comprendre ce qu’il s’y passait d’ailleurs. Le Seigneur a de l’humour et comme j’aime à le dire, il m’a donné d’être pratiquant avant d’être croyant ! Vous terminez votre cinquième et dernière année au grand séminaire Saint-Cyprien de Toulouse. Qu’est-ce que le diaconat va changer concrètement pour vous ? Beaucoup de choses, vous vous en doutez… C’est une nouvelle vie qui commence puisque le diaconat marque officiellement l’entrée dans l’état clérical. Il s’agit d’une ordination non en vue du sacerdoce mais en vue du service, c’est-à-dire une configuration au Christ serviteur. Le diaconat est le premier degré du sacrement de l’ordre qui en comporte deux autres : le presbytérat et l’épiscopat. Je vous rassure tout de suite, une fois ordonné, le diacre ne cesse pas d’être le pauvre pécheur qu’il était ! La grâce ne supprime pas la nature, cela se saurait, mais elle la perfectionne. En effet, par l’imposition des mains de l’évêque et la prière d’ordination, le diacre reçoit comme une « empreinte » définitive qui le fait participer d’une façon spéciale à la mission du Christ, humble serviteur de tous. Il peut, par exemple, administrer les baptêmes, bénir les mariages, faire l’homélie au cours de la messe, présider les sépultures, et bien sûr se consacrer aux divers services de la charité. Le Concile Vatican II cite une belle formule de saint Polycarpe qui exhortait les diacres à « être miséricordieux, zélés et à marcher selon la vérité du Seigneur. » (Lumen Gentium 29) Concrètement, mon emploi du temps va changer de façon conséquente : je serai trois semaines par mois dans le diocèse et une semaine au séminaire de Toulouse pour terminer ma formation. A quoi vous engage l’ordination diaconale ? A m’offrir toujours davantage au Christ, à son Eglise et aux personnes vers lesquelles je serai envoyé. Plus spécifiquement, je rappelle que c’est lors du diaconat que l’on s’engage solennellement au célibat, à la récitation quotidienne complète de l’Office divin (le bréviaire), et que l’on promet obéissance à l’évêque et à ses successeurs. Ce troisième élément est d’ailleurs accompagné d’un très beau geste liturgique : l’ordinant se met à genoux devant l’évêque qui accueille ses mains jointes dans les siennes. Pour terminer cet entretien, pourriez-vous nous partager ce qui vous émerveille le plus aujourd’hui ? Que le Seigneur m’ait choisi et qu’il me fasse confiance ! C’est pour moi un immense et inépuisable motif d’action de grâce. Il continue d’appeler, encore et toujours, voilà qui est merveilleux… Et je souhaite bien sûr que de nombreux jeunes gens aient l’audace de répondre pleinement et sans peur à cet appel du Seigneur. Tant de choses peuvent aujourd’hui étouffer une vocation sacerdotale… Je crois qu’il faut redécouvrir combien c’est en donnant sans réserve sa vie que l’on devient vraiment libre, comme le rappelait Benoît XVI le 24 avril 2005, lors de la messe inaugurale de son Pontificat : « le Christ n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ et vous trouverez la vraie vie. » Propos recueillis par Betty Delichère, Infocom
Dimanche 19 juin 2011 Ordination diaconale en vue du sacerdoce de Nicolas Germain
Par l'imposition des mains et le don du Saint-Esprit, pour le service du Christ et de l'Eglise, Mgr Robert Wattebled ordonnera diacre en vue du sacerdoce Nicolas Germain, dimanche19 juin 2011, à 16h, en la cathédrale Saint Jean-Baptiste d'Alès.
"Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les oeuvres que je fais." Jn 14, 12
Dimanche 22 mai 2011, à 16 h 30, Sébastien Verdier sera ordonné prêtre par Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes. A cette occasion, les internautes qui le souhaitent pourront suivre en direct, sur le site du diocèse, la vidéo-retransmission de la cérémonie.
"Personne n’a de plus grand amour que celui qui livre sa vie pour ses amis." Jn 15,13
Rencontre avec Nicolas Dumas (mai 2011) A la découverte de la JOC...
Le mois de mai est marqué chaque année par la Journée Mondiale de Prière pour les vocations qui inaugure dans de nombreux diocèses la période des ordinations et invite à s’interroger sur la formation des séminaristes. Voici le témoignage de Nicolas Dumas, séminariste en 2ème année de formation au séminaire St Cyprien de Toulouse. Infocom - Au tout début du mois d’avril tu as participé à un « week-end découverte » de la JOC. Dans quel cadre celui-ci a-t-il été organisé ? Nicolas Dumas - Ce week-end était organisé par la JOC elle-même ; plus particulièrement les prêtres Bernard Robert et Gérard Baty. Il s'agissait, et c'était une première, d'inviter les séminaristes de France qui le souhaitaient de découvrir ce qu'est la JOC, la rencontre s'est faite à Courbevoie (92), au siège du mouvement où se déroulait au même moment une rencontre de ses permanents. Nous étions 20 participants, dont 6 prêtres ; deux diacres, et une douzaine de séminaristes venus des diocèses de Dijon, Beauvais, Le Mans, Clermont, Bayonne, Tulle, Bordeaux, Avignon (diacre), Bourges, Créteil, Nîmes (moi-même), Lille, Limoges. Quel était le programme ?Le premier jour il s'est déployé à travers des présentations mutuelles et le témoignage de trois prêtres vivant leur ministère en milieu populaire, l’un d’entre eux étant prêtre ouvrier, un autre aumônier de "prison pour mineurs" dans la région de Menthe-la-Joly. Nous avons prié ensemble et le soir, trois jeunes responsables fédérales nous ont présenté la JOC, puis l’ACE. Le deuxième jour nous avons reçu un enseignement du Père Deprecq, supérieur du séminaire de Bordeaux, sur « Le Christ Bon Pasteur » (Jean, 10). Puis entendu le témoignage de José, un prêtre du diocèse de Bayonne qui a découvert la JOC, comme nous, au séminaire. Et bien entendu, participé tous ensemble à l’eucharistie.La JOC a pour vocation de rejoindre les jeunes en "milieu populaire" ; le milieu t'est-il familier ? Je ne peux pas dire que le milieu dit « populaire » me soit familier. C’est d’ailleurs pour cela que cette proposition de week-end, transmise par le P. Gérard Chassang, délégué diocésain de la Mission ouvrière, via notre délégué diocésain des séminaristes le Père Mellet, m'a intéressé. J'avais peut-être eu quelques approches avec des jeunes de mon âge lorsque je jouais au football entre 8 et 11 ans dans un club où le contexte social était assez populaire… Qu'as-tu (re)découvert ? En écoutant les trois jeunes responsables d'équipes fédérales dans le 92, 93 et 94, j’ai découvert que s’ils ne sont pas de fervents participants de l'eucharistie, le Christ est vraiment quelqu’Un pour eux, combien la révision de vie marquait de manière importante leur itinéraire… J'ai aussi un peu mieux compris pourquoi il n'est pas évident pour eux de s'affirmer chrétien, et peuvent avoir tendance à oublier le "C" de JOC. Leur devise "Voir-Juger-Agir" m'a semblée d'abord un peu brutale : j'ai eu l’impression que la prière y était étouffée voir absente ; alors qu’elle se situe dans le "Voir" de l'évangile et du partage.Qu'est-ce qui te semble important pour l'évangélisation de ces jeunes ? Ces jeunes ont besoin de prêtres qui viennent à leur rencontre là où ils sont. J'ai été interpellé en ce que je me rends compte que beaucoup de personnes dans ce contexte difficile n'ont pas le temps de faire de la philosophie ni de la théologie. Il nous faut nous rappeler que le message de la bonne nouvelle n'est pas seulement compliqué et recherché mais aussi simple et accessible pour tous.Plus globalement, qu’est-ce qui a « résonné » plus particulièrement (en négatif comme en positif, d’ailleurs) avec ta propre expérience ?Dans ce qui a pu me perturber c’est la manière dont (c’est en tout cas ainsi que je le perçois) le mouvement aborde avec les jeunes les questions autour du Christ, de la messe, de l'Eglise…, avec des réponses qui, à travers ce qui est dit, tiennent trop dans le "à quoi ça sert"… alors qu’elles devraient peut-être être plus axées sur "Qui est le Christ pour moi – pour nous ?" "Qu’est-ce qui se passe à la messe ? », etc. En revanche, et là cela n'a pas été qu'une impression, j'ai été enrichi par une image d'un prêtre de la JOC qui dit que l'accompagnateur des jeunes est comme une boîte d'allumettes sur laquelle le jeune qui tient le rôle de l'allumette va pouvoir, en rencontrant l'adulte réceptif, trouver l'étincelle. Cette image signifie que l'accompagnateur a pour rôle d'écouter le jeune, c'est évidement important et je la considère beaucoup. En outre, je garde à l'esprit la belle image du tuteur de la jeune plante qui aide celle-ci à grandir droitement, elle est présente dans la lettre de notre pape pour les prochaines JMJ et vient aussi rappeler le rôle de l'adulte qui doit communiquer progressivement au jeune la voie de la Liberté que nous donne Jésus-Christ.Pour conclure, en quoi cette expérience t'a enrichi et a nourri ton désir de devenir prêtre ?Je dirais donc que cette expérience m'a enrichie d'abord par la rencontre de personnes que sont ces prêtres et séminaristes. Ensuite j'ai trouvé intéressant et aussi riche d'Histoire ce mouvement qu'est la JOC dans ses fondements avec le père Georges GUERIN, le fondateur en France. Je considère quelques retenues néanmoins sur la forme mais c'est certainement aussi parce que je n'ai pas été confronté à la dure réalité du terrain.Et pour conclure je reprendrais les expressions d'un séminariste bordelais qui, connaissant bien la JOC, disait: "si je suis prêtre un jour je souhaiterais pouvoir être à la fois PC et MAC (Paroisse Classique et Mouvement d'Action Catholique)". L'important aussi, je crois, est de vivre une vie spirituelle ancrée qui rayonne et d'être soi-même, c'est-à-dire comme le Christ nous révèle à nous-mêmes.
Propos recueillis par Betty Delichère

"A la messe chrismale, j’ai discuté cette année avec deux prêtres qui accompagnent la JOC dans le diocèse… Si je deviens prêtre et qu’un jour je suis envoyé en milieu ouvrier, je pense que la JOC sera certainement un bon appui pour mon insertion pastorale."
Ordination diaconale en vue du sacerdoce de Sébastien Verdier ND des Sablons, Aigues-Mortes, 27 juin 2010
Dimanche 27 juin, Sébastien Verdier a été ordonné diacre en vue du sacerdoce par Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes, dans l'église Notre Dame des Sablons d'Aigues Mortes.
Dans son homélie, Mgr Robert Wattebled a déclaré: "C’est le Christ qui construit son Eglise sur l’acte de foi des croyants, c’est lui qui nous façonne de l’intérieur pour que, selon une formule de Sébastien qu’il me permettra de citer nous soyons signes de l’amour du Cœur de Jésus dans un monde qui attend l’Evangile."... -> Album photos -> du côté d'Aigues Mortes
Toutes les vidéos
-> Interview de Mgr Robert Wattebled -> Interview de Sébastien -> Interview du P. Pierre Lombard (curé du district d'Aigues-Mortes) -> Interview du P. Jean-Marc Micas (supérieur du séminaire St Cyprien) -> Présentation du candidat -> Litanie des saints, imposition des mains, vêture
Vers l'ordination diaconale de Sébastien Verdier
Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes Uzès et Alès, ordonnera diacre en vue du sacerdoce Sébastien Verdier, le dimanche 27 juin 2010 à 16h00, en l’église Notre-Dame des Sablons à Aigues mortes. Rencontre.
Sébastien est né le 7 décembre 1982 à Lunel (34). Il a toujours vécu à Saint Côme et Maruéjols, en Vaunage. Il a un frère. (Sa mère est décédée en 2003).
Il a fait ses études au collège de Sommières, puis au Lycée Montaury (Nîmes). Il est titulaire d’un DEUG d’histoire et d’une Licence d’Histoire.
Baptisé le 24 juin 2001 à Notre Dame de Prime Combe à l’occasion d’un rassemblement paroissial, il a été confirmé le 30 septembre 2001 par Mgr Wattebled. Il a participé au groupe d’aumônerie des jeunes des paroisses de la Vaunage, et au service de l’autel.
Entré au séminaire en septembre 2005, il a suivi différentes insertions paroissiales : deux années dans le Doyenné de Carbonne (diocèse de Toulouse), une année à Frontignan (Diocèse de Montpellier) et dans le district paroissial d’Aigues-Mortes, le Grau du Roi et saint Laurent d’Aigouze, depuis septembre 2008.
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Infocom. Sébastien vous serez ordonné diacre en vue du ministère presbytéral par Mgr Robert Wattebled, le 27 juin, en l’église Notre-Dame des Sablons à Aigues-Mortes. Quels sont les sentiments qui vous habitent à quelques jours de cet événement ?
Sébastien. Je dirai tout d’abord l’action de grâce pour l’appel que le Seigneur m’adresse et pour la mission que je m’apprête à recevoir, conscient que je dois marcher à sa suite, lui qui est le seul vrai Serviteur. Mais je suis aussi plein de gratitude et de reconnaissance pour toutes les personnes qui depuis près de dix ans m’ont accompagné, formé et qui ont contribué à me faire entendre l’appel du Seigneur (des prêtres, les communautés chrétiennes, ma famille…).
Infocom. Vous avez été baptisé en 2001 à l’âge de 18 ans et vous êtes rentré au séminaire en 2005. Ces événements sont rapprochés. Comment ces deux appels se sont-ils croisés, et « interpellés » ?
Sébastien. C’est en effet au cours de ma préparation au baptême que je me suis posé la question d’être prêtre. J’ai tout d’abord appris à connaitre le Christ, à Le prier, à L’écouter en participant régulièrement à la messe et en rencontrant un prêtre qui m’a accompagné. C’est progressivement que ce désir est né. J’ai continué mes études, je servais la messe, je participais à un groupe d’aumônerie dans ma paroisse, tout en gardant en moi cette question. J’ai pris du temps pour réfléchir puis après quelques années d’études j’ai demandé à rentrer au séminaire.
Infocom. Que signifie devenir diacre ? Et quelles expériences pouvez-vous déjà rattacher à cette vocation bien particulière dans l’Eglise.
Sébastien. Par l’ordination, le diacre est configuré au Christ qui s’est fait le serviteur de tous. Le diacre est ordonné « en vue du service ». Ce ministère, vécu en lien à l’évêque et à son presbyterium, se manifeste dans le service liturgique, la prédication de la Parole et le service de la charité. A partir de là, il peut prendre des formes diverses comme le vivent par exemples les diacres permanents de notre diocèse.
La prière d’ordination demande que le nouveau diacre soit « animé d’une charité sincère, qu’il prenne soin des malades et des pauvres ». Ce service des malades, j’ai pu en faire l’expérience tout au long de l’année en participant à la petite équipe d’aumônerie de la Clinique Claudius Regaud de Toulouse.
Infocom. En tant que séminariste vous êtes souvent appelé à témoigner devant des jeunes et des communautés… quel est le message que vous essayez de leur communiquer et que vous souhaiteriez également confier aux lecteurs d’Eglise de Nîmes ?
Sébastien. Tout d’abord que le Seigneur continue à appeler des jeunes à êtres prêtres, religieux, religieuses ! Et nous devons tous porter le souci des vocations. Par la prière d’abord mais aussi par la manière dont nous en parlons… J’essaie aussi de partager la joie de connaitre et de servir le Seigneur Jésus. J’aime bien cette phrase de notre pape Benoît XVI : « N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et Il donne tout. Celui qui se donne à Lui reçoit le centuple !»
Propos recueillis par B. Delichère, Infocom
JMPV 2010 :"Nos" séminaristes témoignent...
 |  |  | Nicolas Dumas | Sébastien Verdier | Nicolas Germain |
Appeler à être prêtre...
 Séminaire de Toulouse année 2009-2010 au centre, le P. Jean-Marc Micas Au mois de février 2010, une session « Prêtres diocésains, des prêtres dans et pour un peuple », était organisée à Puimisson par la coordination des services diocésains de formation des diocèses de la Province. Le P. Jean-Marc Micas, supérieur du séminaire Saint Cyprien de Toulouse, y est intervenu « pour une pastorale des vocations au ministère de prêtre diocésain. >> Extrait choisi
Premier Pèlerinage étudiant en Terre Sainte Nicolas Germain, séminariste pour notre diocèse, témoigne, interrogé par J-P Roux
Ce sont en effet 1800 étudiants qui ont été invités par les Evêques de France fin juillet à remonter à la source de leur foi, sur les pas du Christ et à la rencontre des communautés locales de cette région. Les directives nationales distribuées à chaque groupe de province nous ont permis d’éviter la lourdeur d’un pèlerinage à 1800 ; cependant plusieurs temps ont été vécus tous ensemble. Notre car accueillait des jeunes de Montpellier, Perpignan et Carcassonne, pas moins de 5 prêtres dont le tout récent Père Silvestre et 4 séminaristes dont Sébastien Verdier, ce qui a permis de très beaux échanges. Les grandes étapes d’un programme tout à fait bien pensé par nos Evêques nous ont conduits au désert du Néguev, au bord du lac de Tibériade, pour remonter enfin vers les lieux saints de Bethléem et Jérusalem. | Le désert a été une expérience fondatrice tout d’abord pour la cohésion du groupe mais surtout parce que, placé au début, il est venu nous aider à rompre radicalement avec l’occident que nous venions de quitter, rupture nécessaire pour notre recherche spirituelle. C’est dans ce désert de pierres, écrasé de chaleur du lever au coucher du soleil, que nous avons entrepris une marche de trois jours en silence, seuls, petits, dénudés… la messe sur un autel de pierres à la tombée du jour… autant de moments inoubliables. |  |
| Puis nous sommes remontés vers la Galilée, par la citadelle de Massada, la Mer Morte où nous nous sommes baignés assis tant elle est salée ! Enfin ce fut notre arrivée pour le campement, les 1800 tous ensemble, au bord du lac en face de Tibériade. C’est là que nous avons reçu l’enseignement remuant du Cardinal Barbarin sur les Béatitudes, dans un paysage splendide. Il nous a vivement exhortés à les apprendre par cœur, nous disant qu’elles sont la clef de voûte de tout le message du Christ, qu’elles sont le portrait du Christ. Il a prié pour qu’une béatitude se pose sur chacun d’entre nous comme un cadeau de l’Amour de Dieu. A l’appel de nos noms, il nous a invités à venir chercher une image ‘vocationnelle’, si l’on peut dire, en ce lieu de l’appel des disciples. |
Le soir nous avons rejoint les familles de Nazareth et des environs, qui devaient nous héberger, moment important pour les deux côtés, d’échanges et de joie partagée, eux de voir des chrétiens d’occident, nous, de mesurer combien sont difficiles leurs conditions de vie matérielles et spirituelles. La situation politique et religieuse de cette région nous a été présentée à l’occasion de deux colloques, mais on sent bien partout que c’est la guerre; la tension est tangible. Ces personnes ont été heureuses de voir 2000 jeunes chrétiens auprès d’eux ; leur présence leur a fait oublier les murs quelques instants.
| La clef de voûte de notre pèlerinage fut bien sûr la découverte de Bethléem et Jérusalem. Nous avons fait comme Jésus : nous sommes montés avec lui à Jérusalem. Bethléem avec la basilique de la Nativité, la crèche, la mangeoire, une démarche personnelle d’adoration à genoux embrassant l’étoile. Jérusalem et son ambiance de souk, un chemin de Croix dans une cohue indescriptible, une frustration dans un premier temps, le regret des prières paisibles au séminaire, puis on se fait proche de l’indifférence que le Christ lui-même a pu ressentir. Je comprends que c’est une autre façon d’être avec le Seigneur et qu’il faut être capable d’avoir une démarche spirituelle même au cœur d’un entourage agité. |
Le Jardin des Oliviers, au pied des remparts de Jérusalem, un endroit splendide, où nous avons vécu un condensé du triduum liturgique, la célébration de la Parole méditée par Monseigneur Rivière, la lecture de la Passion entrecoupée à trois reprises d’enseignements et de chants et élargie par un temps de Réconciliation où les prêtres ont été littéralement pris d’assaut par les jeunes. Puis la Messe de la Résurrection, présidée par le Cardinal Vingt-Trois, au petit matin; un lever de soleil aux dimensions cosmiques sur la grande Croix drapée de blanc dressée entre deux oliviers millénaires… On voyait concrètement la Résurrection ; c’était fort, oui… L’homélie du cardinal Vingt-Trois a été très belle, sur notre mission de jeunes chrétiens à notre retour en France. |  |
Car on n’en revient pas le même ! L’accent a été mis sur la Parole, la méditation, la lectio divina, mais aussi sur la Parole faite chair car nous avons marché avec lui, dans ses lieux. L’intitulé « Aux sources », choisi par nos Evêques pour ce pèlerinage, m’a paru fort bien trouvé : d’une source coule de l’eau, cette eau aujourd’hui c’est la mer dans laquelle nous trempons, nous chrétiens du XXIème siècle ; si on remonte la mer, on arrive au fleuve, c’est l’Histoire de l’Eglise puis on revient à la source, mais c’est la même eau, car cette eau c’est le Christ.
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