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1000 images d’Evangile ou 1000 images d’Eglise
par Jean-François Kieffer
© Les Presses d’Ile de France
Mission de France
Vie apostolique
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Dernière mise à jour : 16 décembre 2009

 

 

 

 


Évènement « Noël Autrement 09 »


Depuis décembre 2008, plusieurs associations nîmoises (MDF, CCFD, SC, SGDF, Aumônerie) se sont réunies afin d’organiser des temps forts avec le grand public de Nîmes.
En effet, le 19 Décembre 2008, nous avions organisé « Noël Autrement ». Nous avions été présents dans le centre ville de Nîmes (place aux Herbes) sur la journée, allant à la rencontre du grand public leur proposant de s’exprimer sur « Noël, c’est quoi pour vous ? ».
Cette expression anonyme se faisait sous forme de phrases ou dessins sur des fresques que nous avions mis en place.
Fort de cette expérience, notre collectif a souhaité revivre ce temps avec le grand public. Il se veut juste moyen de partage.

Nous vous donnons rendez-vous le :

Le Samedi 19 Décembre 2009 de 10h à 17H

Sur la Place aux Herbes, Nîmes
Ou
Sur le Boulevard Louis Blanc, Alès   

Tout le monde est invité à passer nous rendre une petite visite : enfants, familles, associations…….
Pour nous, tout le monde compte.

Sur la même base que « Noël Autrement 2008 », nous serons présents dans le centre ville de Nîmes, allant à la rencontre du Grand public et leur proposant de noter leurs expressions, idées, questions sur des fresques.
Des animations seront réalisées, animation musicale, café, thé et chocolat et tout cela à titre gratuit.
Chaque intervenant aura un badge « Vivre Noël Autrement » afin d’être facilement identifié.

 

Dans notre LETTRE D'INFORMATION n° 320 de novembre  2009 :

  Des membres de la Communauté Mission de France alertent sur les ravages de la prostitution : "Il faut interdire l'achat du sexe !"

Sept colloques ont eu lieu en France - les prochains :

- À Montpellier, le 17 novembre 2009 sur le thème “La prostitution, un job comme un autre ?”
- À
 Parisle 2 décembre 2009, à l'Assemblé Nationale, pour proposer un plan concret de lutte contre la prostitution.

  L'éditorial de Dominique FONTAINE, vicaire général de la Mission de France :
 

On ne peut servir Dieu et l’argent

L’actualité récente nous ramène à cette phrase célèbre de Jésus. L’argent devient diabolique quand il humilie l’être humain et casse les relations entre les humains. Il y a l’argent qui achète les corps, avec le scandale du tourisme sexuel et plus généralement de la prostitution, un phénomène moins visible aujourd’hui, mais qui touche de nouvelles couches de jeunes, piégés par l’argent. Il y a l’argent de la drogue, qui continue à détruire tant de vies. Il y a, pour l’anecdote, cette proposition ahurissante, pour lutter contre l’absentéisme à l’école, d’agiter l’appât du gain par la création d’une cagnotte de classe. 

Il y a aussi et surtout le capitalisme financier, qui achète, revend et jette sans vergogne la vie et la force de travail de millions de salariés. La crise a révélé à l’opinion publique ce que de nombreux économistes et syndicalistes dénonçaient depuis longtemps : le rôle diabolique des Fonds d’investissement. Ceux-ci achètent des entreprises, les obligent à pressurer les salariés, de l’ouvrier aux cadres dirigeants, pour les revendre ensuite le plus vite possible en empochant une énorme plus value. Dans ces entreprises, les salariés sont poussés à la limite de leur résistance physique et psychique. Les relations humaines sont soumises à l’épée de Damoclès du “Dieu argent”, du Dieu “tout-puissant” et invisible de la finance actionnariale. L’investissement dans le travail perd alors tout son sens. On comprend les lettres écrites par les salariés qui se suicident à cause de leur travail…

À la Toussaint, deux cent jeunes se sont retrouvés à Berlin avec le Service-Jeunes de la Mission de France pour fêter les vingt ans de la chute du mur. Ils vont continuer de lutter contre d’autres murs, comme le mur de Schengen qui protège les pays riches de l’Europe des pays pauvres du monde. Ils proclament que le sens de la vie est dans la relation, dans les liens créés entre les peuples et dans la résistance à la domination de l’argent sur notre monde.

Dominique FONTAINE
Vicaire général de la Mission de France


"Il faut interdire l'achat du sexe !" - Lire les témoignages sur notre site :

 François Huet et Yves Bouyer ...

 


 

le Service Jeune de la Communauté Mission de France au Festival des Vieilles Charrues à Carhaix :

 Tomber les murs


Pendant la campagne des élections européennes, j’ai participé à un cercle de silence en soutien aux étrangers sans papiers. En voyant ce cercle qui s’agrandissait peu à peu et accueillait de nouvelles personnes, je pensais à la fraternité qui s’était exprimée lors de la chute du mur de Berlin. Il y a 20 ans, nous avons vu tomber ce mur qui séparait l’Est et l’Ouest de l’Europe. Mais depuis lors, nous autres Européens, nous avons reconstruit un mur, le mur de Schengen (1). Un mur tombe, nous en reconstruisons un autre, invisible, mais tout aussi réel.
Sans oublier le mur construit par Israël en Cisjordanie !
Les murs sont faciles à construire, disait le pape il y a quelques semaines dans le camp de réfugiés près de Bethléem. Mais il ajoutait que les murs ont vocation à tomber un jour ou l’autre, comme celui de Berlin. Une petite phrase qui a touché les Palestiniens et leur a donné espoir.
Le Service-Jeunes de la Mission de France a lancé l’idée d’aller à Berlin début novembre pour rencontrer d’autres jeunes d’Europe à l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur. Une rencontre pour faire travailler la mémoire : celle de la réconciliation franco-allemande après 1945, celle de la lutte non-violente pour la réunification de l’Allemagne. Une rencontre pour être solidaire des actions non violentes d’aujourd’hui pour une Europe accueillante aux étrangers et pour la chute du mur en Palestine.
Il y a tout juste 60 ans, le cardinal Suhard, l’archevêque de Paris fondateur de la Mission de France, disait : « Il y a un mur qui sépare l’Eglise de la masse. Ce mur, il faut l’abattre à tout prix. » Avec bien d’autres chrétiens, les prêtres de la Mission de France ont tenté depuis lors de relever le défi.
Oui, pour ”tomber les murs”, il nous faut “tomber la chemise” et nous serrer les coudes.

Dominique FONTAINE
Vicaire général de la Mission de France

 


 

Non, l’Eglise ne peut en rajouter à la souffrance !

L’évêque de la Mission de France et son Conseil s’associent à la protestation de nombreux catholiques contre la décision de l’archevêque de Récife, au Brésil, d’excommunier une mère et des médecins ayant décidé un avortement pour une fillette de 9 ans violée par son beau-père.

Bien sûr l’avortement est un acte de mort ; il inscrit dans la chair de celles qui l’ont vécu des blessures qui ne se fermeront peut-être jamais. Mais comment se peut-il que devant un tel drame, l’Église se soit manifestée pour juger et condamner plutôt que pour entrer en compassion et reconduire vers la vie ? Comment faire fi de la pratique pastorale traditionnelle de l’Eglise catholique qui est d’écouter les personnes en difficulté, de les accompagner et, en matière morale, de tenir compte du « moindre mal », en particulier dans les situations dramatiques et les cas extrêmes.

Quand on invoque la « loi de Dieu », comment oublier la tendresse de Jésus : « soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » ?

Cette décision abrupte d’excommunier est inacceptable. Elle ne tient compte ni du drame vécu, ni du danger physique et moral encouru par cette enfant.

Nous le disons de toutes nos forces, en ce monde blessé, il nous faut faire surgir des attitudes d’espérance plutôt que d’enfermer dans des condamnations qui trahissent les chemins compatissants de l’amour miséricordieux.

Nous le disons fermement à tous ceux qui sont troublés, nous ne nous reconnaissons pas dans cette mesure et nous demandons qu’elle soit levée le plus vite possible.


Mgr Yves Patenôtre, évêque de la Mission de France
et son Conseil.

 


 Dominique FONTAINE
Vicaire général de la Mission de France

  L’Église comme nous l’aimons •>> Lire les témoignages 
 




L’Eglise catholique au souffle du Concile Vatican II

Suite à la levée de l’excommunication des quatre évêques de la Fraternité St Pie X, les réactions ont été nombreuses dans l’opinion publique, en particulier parmi les catholiques qui ont affirmé haut et fort leur attachement à la dynamique missionnaire du Concile Vatican II.

Evêque de la Mission de France, je voudrais m’adresser aux catholiques troublés par ce geste du Pape, à nos amis protestants et orthodoxes, ainsi qu’à nos frères juifs et aux hommes de bonne volonté.

Je voudrais leur dire que leurs réactions ont été entendues par les évêques de France, comme en témoigne le communiqué du Conseil permanent de l’épiscopat du 28 janvier.

Puisque nous sommes 50 ans après l’annonce par Jean XXIII de sa décision de convoquer ce qui allait être le Concile Vatican II, je voudrais leur dire que le Concile est et restera la feuille de route de l’Eglise catholique. Le Pape l’a rappelé plusieurs fois.

Depuis ce Concile, la reconnaissance de la liberté religieuse, la recherche œcuménique et le dialogue interreligieux font partie de l’authentique Tradition catholique. Les quatre évêques à qui la porte a été ouverte par Benoît XVI devront le reconnaître d’une manière ou d’une autre s’ils souhaitent réintégrer l’Eglise catholique. Comme le souligne le Conseil permanent : « En aucun cas le Concile Vatican II ne sera négociable » et la négation du drame de l’extermination des juifs est inacceptable et scandaleuse.

Vous qui êtes engagés dans la société et pour le service des personnes en difficulté ou exclues, engagés dans la vie de vos paroisses et autres communautés chrétiennes, vous qui cherchez du côté de l’Evangile du Christ un sens à votre vie, vous êtes l’Eglise du Christ. Avec les évêques, les prêtres et les diacres, vous êtes cette Eglise à l’écoute de la Parole de Dieu et à l’écoute des hommes de notre temps, engagée dans l’histoire. Vous êtes cette Eglise faite pour le monde, pour annoncer l’Evangile à toutes les générations et pour soutenir l’espérance en ce temps de crise économique et sociale.

Vous qui, dans la diversité de vos convictions, attendez de l’Eglise une écoute réelle des questions d’aujourd’hui et  une participation active aux grands défis de notre siècle, sachez que la Mission de France et bien d’autres membres de l’Eglise catholique continuent à faire vivre une Eglise ouverte et présente au monde.

Début janvier, avant qu’on entende parler de la levée de l’excommunication des quatre évêques, devant le Conseil permanent de l’épiscopat j’ai évoqué l’idée de réfléchir à des rencontres larges qui permettraient  l’expression  des dynamismes missionnaires à l’œuvre aujourd’hui dans l’Eglise qui est en  France  et qui exprimeraient  au grand jour ce visage d’une Eglise ouverte dans la dynamique de Vatican II.

Le 2 février 2009
+ Mgr Yves Patenôtre,
Evêque de la Mission de France, et son Conseil


Nouvelles de Gaza...

 

La communauté mission de France de Nîmes publie ici la lettre du curé de Gaza, le Père Manuel Moussalam, seul prêtre catholique vivant à Gaza, témoin direct des événements meurtriers, que lui a transmise le service national des relations avec l’islam (SRI). Les Petites Soeurs de Jésus vivant à Gaza étaient réfugiées dans l'école catholique qui  a été touchée par des tirs israéliens. Elles ont refusé la proposition qui leur était faite d'être évacuées de Gaza avec les autres étrangers y vivant.

 

 

 

 

Le peuple chrétien a du poids

L’affaire de la levée de l’excommunication des évêques intégristes accouche d’un constat de désaccord profond. Ils ne peuvent pas être réintégrés puisqu’ils refusent de reconnaître le Concile Vatican II, qui a introduit dans la Tradition catholique la reconnaissance de la liberté religieuse, la recherche oecuménique et le dialogue interreligieux.

On peut en tirer deux leçons :

>
Oui, il y a eu de graves disfonctionnements par rapport à ce qu’on appelle la collégialité des évêques. Tout s’est fait en catimini, sans aucune concertation avec les évêques de France et d’Europe. On n’avait pas prévenu le Pape des opinions négationnistes de Mgr Williamson !... Ce sont pourtant les évêques, en collégialité avec le Pape, qui sont responsables de l’Église catholique. A eux de reprendre les choses en mains pour faire avancer cette collégialité voulue par le Concile.

>
La deuxième leçon, c’est que le peuple chrétien a du poids. C’est justement une des conséquences de Vatican II. L’Église, c’est le peuple chrétien, en communion avec les évêques. Ce peuple de la base, qui vit le témoignage de la foi sans bruit, au quotidien, s’est fait entendre depuis janvier. Déjà des choses changent, puisque dans plusieurs diocèses des nominations sont remises en question du fait des protestations des fidèles et des prêtres.

Dans les temps qui viennent, peut-être va-t-on écouter un peu plus tous ces chrétiens qui mettent leur dynamisme au service des personnes en précarité, des étrangers, et qui vivent un dialogue quotidien avec ceux qui cherchent un sens à leur vie. Les membres de la Communauté Mission de France sont de ceux-là. Dans la tradition des prêtres-ouvriers, ils vivent la joie de participer à une Église proche des gens, une Église qui découvre la foi là où on ne l’attend pas.

 

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