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  Une histoire
 
 

Aujourd'hui tout comme aux siècles précédents, l'Esprit Saint donne à notre Eglise ce qui lui est nécessaire pour vivre dans la communion de l'Eglise universelle, fidèle à sa mission dans le contexte actuel et fidèle à l'Evangile reçu des Apôtres. D'où l'importance pour nous de reconnaître, de discerner, de développer ce que l'Esprit du Seigneur nous donne et ce à quoi il nous appelle.

Affirmer que l'Esprit Saint donne à notre Eglise diocésaine ce dont elle a besoin pour vivre ne signifie pas qu'elle puisse vivre repliée sur elle-même, ne se fiant qu'à ses propres ressources et à ses habitudes. Ce serait contradictoire avec la conception catholique de la vie ecclésiale. Dans la communion et l'unité, l'Eglise de Nîmes est ouverte aux autres Eglises diocésaines proches ou lointaines. Elle est ouverte aux diverses spiritualités ainsi qu'aux charismes des communautés religieuses. Elle a beaucoup reçu, donné, partagé : l'histoire est là pour nous le rappeler. LP « Responsables, témoins et partenaires » p. 3

               

   

Le diocèse à travers les siècles, à grandes enjambées
Les Evêques du diocèse
Les Saints du diocèse

 

 




 

Le Diocèse à travers le siècle à grandes enjambées  

L'évangélisation de notre pays a suivi les voies normales de la communication entre les hommes. Des rives de la Méditerranée , la pénétration de l'Evangile s'est faite de ville en ville en remontant le Rhône et empruntant les voies romaines. Quand Nîmes et le Gard ont-ils reçu l'Evangile ? Qui l'a apporté ? La poussière des siècles ensevelit le nom de ce premier missionnaire.

Les premières attestations indiscutables de l'existence d'une communauté chrétienne remontent au 5ème siècle. Des noms nous sont parvenus : celui de Constance à Uzès, de Félix à Nîmes ; des vestiges le rappellent, telles les ruines de Saint-Etienne de Candau à Villeneuve ; un concile tenu à Nîmes en 393 suppose l'existence d'un évêque et d'une communauté ; des écrits aussi comme ceux que Cassien dédiait à Saint Castor, originaire de Nîmes.

Les 8 ème et 9 ème siècles voient chez nous une magnifique floraison monastique. Sur le territoire de nos trois diocèses s'établissent plus de 180 implantations bénédictines. Nous en gardons des traces à Goudargues, Cendras, la Fontaine de Nîmes, Pont-Saint-Esprit, Tornac, etc. Les cisterciens se fixeront plus tard à Franquevaux, au temps de Saint Bernard.

La deuxième cathédrale de Nîmes est consacrée, en 1096, par Urbain II qui y préside un concile et nous enrôle dans le mouvement des Croisades. Les pèlerins avaient été lancés déjà sur les routes de Compostelle, de Saint-Gilles et même de Vauvert.

Les franciscains, les dominicains viennent au 13 ème siècle redonner un sang neuf à des communautés prises dans des conflits ou procès multiples. Chez nous, Saint Dominique recrute deux compagnons, les bienheureux Bertrand de Garrigues et Réginald de Saint-Gilles.

L'Eglise de Rome nous prend le Saint-Gillois Guy Foulque, devenu évêque de Narbonne, pour en faire le pape Clément IV. Bon connaisseur de notre pays, il indiquera à Saint Louis un emplacement où bâtir un port, dans les «Aigues mortes».

Vient trop vite la lutte fratricide qui décime la vigne du Seigneur et que notre histoire désigne de ce nom affreux de «guerres de religion». S'agissait-il de pure doctrine ? S'agissait-il du seul Evangile ? La Michelade n'est pas belle, la Saint-Barthélémy non plus !

Quand il accède, en 1598, à l'évêché de Nîmes, Pierre de Valernod se trouve devant un champ de ruines. Résidant, même aux jours les plus troublés de 1621, il engage, par des visites pastorales des synodes diocésains, un mouvement de reconstruction du diocèse.

Anthime-Denis Cohon que «les historiens nationaux de l'Eglise ou de l'Etat au XVIIè siècle jugent sévèrement alors que les érudits catholiques locaux voient en lui un grand prélat réformateur» apporte sa pierre à l'édifice, relève la cathédrale détruite, double par des missions ses visites pastorales et ouvre un séminaire à Nîmes.

Fléchier travaille à l'amélioration intellectuelle et spirituelle de son clergé et, souvent en vain, à l'accueil et à la formation des «nouveaux catholiques». (On était loin alors des perspectives œcuméniques actuelles). Il voit la création du diocèse d'Alais qui ampute grandement celui de Nîmes.

Nîmes, Uzès, Alais : trois évêchés. Deux ont une longue histoire illustrée par 91 évêques pour Nîmes et 64 pour Uzès. Le troisième, diocèse stratégique qui a une existence éphémère (1694-1802) est conduit par 7 évêques ; le dernier, de Bausset, qui remet son siège au pape au moment du concordat, meurt cardinal. Les Alésiens gardent dans le nom de leurs rues ceux de d'Avéjean, Beauteville, Balore, comme les Nîmois ont su donner aux leurs les noms de Fléchier, de la Parisière , Becdelièvre, Balore, de Chaffoy, Cart. Uzès préfère honorer ses saints, Firmin et Ferreol.

Le concordat conclu avec Bonaparte met fin pour un temps aux trois évêchés et nous confie à l'évêque d'Avignon. Un vicaire général, curé de la cathédrale, est plus particulièrement chargé de la partie gardoise de ce trop grand diocèse.

Il faut attendre 1823 pour que Mgr de Chaffoy occupe le siège de Nîmes. Une fois de plus, tout est à construire. L'évêque s'y emploie avec une ardeur juvénile malgré son âge avancé, engageant des missions, des confréries, établissant grand et petit séminaires, ouvrant collèges et écoles, se souciant de liturgie.

Après lui, une série de prélats dignes et vraiment apostoliques : Cart qui introduisit chez nous la florissante communauté des Sœurs de la Charité de Besançon ; Plantier, l'évêque théologien de Vatican I ; Besson, un orateur apprécié et fondateur du comité de l'Art chrétien ; Gilly, un gardois ; Béguinot qui dut ajuster le diocèse à la situation créée par la séparation de l'Eglise et de l'Etat ; Marty qui, de l'aveu de tous, fut emporté trop vite.

Nous ne dirons rien des derniers évêques inhumés dans notre cathédrale parce qu'il sont tous les trois dans notre mémoire et nos cœurs : Jean Girbeau, Pierre-Marie Rougé, Jean Cadilhac.

Arrive, au seuil d'un siècle, premier du millénaire, Robert WATTEBLED. Avec lui nous sommes devant une page à écrire, à écrire ensemble ; comme toutes les pages de l'histoire de l'Eglise. Un nouveau chapitre des Actes des Apôtres.

Comme à chaque période de notre histoire, des hommes et des femmes sauront témoigner du salut apporté en Jésus-Christ et ouvrir des chemins nouveaux à l'Evangile ; comme Réginal et Bertrand au temps des Cathares ; comme les religieuses de Pont-St-Esprit, sous la terreur ; comme le vénérable Père d'Alzon, Etienne Pernet et Jean de Fontfroide, plus près de nous. Comme tous ces fantassins de Dieu, qui ont manifesté chez nous une fidélité inébranlable dans le tourbillon de l'histoire.

Que l'Esprit qui a renouvelé si souvent la face de notre Eglise au cours des siècles nous donne, au lendemain du Concile, encore proche, de Vatican II, de vivre ce qu'il attend de nous pour le siècle qui s'ouvre.

Robert DALVERNY
Directeur des Archives historiques

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La Maison carrée,
Nîmes






Abbatiale de Saint Gilles









Pont Saint-Esprit







A bbaye de Saint Roman,
Beaucaire

 

 

Office du tourisme du gard

 

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Les musées du gard

 

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Les évêques du diocèse de Nîmes





LES EVEQUES DE NIMES


1 St-Félix date incertaine
2 Sedatus 506-510
3 Jean I vers 520
4 Pélage 589


5 Remessarius 633-640
6 Jean II vers 650
7 Aréjius 672-675
8 Crocus vers 680
9 Palladius 737
10 Gregorius vers 745
11 Sesnandus 784-788
12 Vintering 791-798
13 Christiaus 808-850
14 Isnardus 858-860
15 Anglard I 867
16 Gilbert 870-890
17 Anglard II 895-905
18 Hubert 905-928
19 Rainard 929-941
20 Bernard I 943
21 Bégon 943-946
22 Bernard d'Anduze 947-986
23 Frotaire I 987-1016
24 Geraldus d'Anduze 1016-1026
25 Frotaire II 1027-1077
26 Eléfant (coadjuteur) 1066-1084
27 Pierre I Ermangaud 1080-1090
28 Bertrand I de Montredon 1095-1097
29 Raymond I Guillaume 1097-1112
30 Jean III 1113-1134
31 Guillaume I 1134-1141
32 Aldebert d'Uzès et de Posquières 1141-1180
33 Guillaume II d'Uzès 1181-1207
34 Hugues de Lédignan 1207-1209
35 Rodolfe 1210
36 Arnaud 1212-1242
37 Raymond II Amauri 1242-1272
38 Pierre II Gaucelme 1272-1280
39 Bertrand II de Languissel 1280-1324


40 Armand de Vernon 1324
41 Bernard III 1324
42 Bernard IV 1324-1331
43 Guirald de Languissel 1331-1337
44 Guillaume III Curti 1337
45 Aimeric Girard 1337-1342
46 Bertrand III de Deaux 1342-1348
47 Jean IV de Blauzac 1348-1361
48 Paul de Deaux 1361-1362
49 Jacques I de Deaux 1362
50 Gaucelme de Deaux 1362-1367
51 Jean V de Gase 1367-1372
52 Jean IV d'Uzès 1372-1380
53 Seguin d'Authon 1380-1383
54 Bernard IV de Bonneval 1383-1391
55 Pierre III Girard, administrateur 1391-1393
56 Gilles de Lascours 1393-1426
57 Nicolas Habert 1420-1429
58 Léonard Delphini 1429-1438
59 Guillaume IV de Champeaux 1438-1441
60 Guillaume V d'Estouteville, administrateur 1441-1449
61 Geoffroy Soreau 1450-1453
62 Alain de Coëtivi 1453-1458
63 Robert de Villequier 1460-1481
64 Etienne de Blosset 1481-1482


65 Jacques II de Caulers 1482-1496
66 Guillaume VI Briçonnet, cardinal 1496-1514
67 Michel Briçonnet 1515-1554
68 Claude I Briçonnet 1554-1561
69 Bernard VI d'Elbène 1561-1568
70 Raymond III Cavalésy 1573-1594
71 Pierre IV de Valernod 1598-1625
72 Claude II de St-Bonnet de Thoiras 1625-1633
73 Anthime Denis Cohon 1633-1644
74 Hector d'Ouvrier 1644-1655
75 Anthime Denis Cohon (2e fois) 1655-1670
76 Jean-Jacques III Séguier de la Verrière 1671-1689
77 Esprit Fléchier 1692-1710
78 Jean VII César Rousseau de la Parisière 1710-1736

79 Charles Prudent de Becdelièvre 1737-1784


80 Pierre V Cortois de Balore 1784-1804
81 Claude III Petit Benoit de Chaffoy 1821-1837
82 Jean-François-Marie Cart 1838-1855
83 Claude-Henri Plantier 1855-1875
84 François-Nicolas Besson 1875-1888
85 Jean-Louis Antoine Alfred Gilly 1889-1896
86 Félix-Auguste Béguinot 1896-1921
87 Marcellin, Charles Marty 1921-1924
88 Jean-Justin Girbeau 1924-1963
89 Pierre-Marie Rougé 1963-1977
90 Jean Cadilhac 1978-1999
91 Robert Wattebled 2001
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LES EVEQUES D'UZES



1 Constance 419-462
2 Probace 506
3 Rorice 533-538
4 Saint-Firmin 538-553
5 Saint-Ferréol 553-581
6 Marcel 581
7 Aurèle 659
8 Mommode 661



9 Sigisbert 773
10 Arimond 791
11 Ameil 1er 823-835
12 Alphant 842
13 Wilfred 858-879
14 Asaël 885
15 Ameil II 886-915




16 Rostaing 945
17 Ameil III 951
18 Arbaud 994-1030
19 Hugues 1030-1080



20 Raimond 1er 1096-1138
21 Guillaume 1er 1138-1139
22 Ebrard 1er 1139-1150
23 Raymond II d'Uzès de Posquières 1150-1188
24 Bertrand 1er 1188-1190
25 Guillaume II de Vénéjan 1190-1204
26 Ebrard II 1204-1208
27 Raimond III 1208-1212
28 Raimond IV de Mas d'André 1212-1227
29 Berlion 1228-1239
30 Pons de Becmil 1240-1249
31 Bertrand II Armand 1249-1285
32 Guillaume III des Gardies 1285-1307
33 André de Fredol 1315-1318
34 Guillaume IV de Mandagout, cardinal 1318-1344




35 Elias de Saint-Yrieix, cardinal 1344-1356
36 Pierre 1er d'Aigrefeuille 1357-1365


37 Pierre II Gérard de la Rovere 1365-1366
38 Bompar Vergilie 1366-1371
39 Bernard de Saint-Etienne 1371-1374
40 Martial 1375-1398



41 Pierre III de Beauble 1400-1405
42 Gérard de Breuil 1405-1426
43 Pierre IV Soybert 1427
44 Bertrand III de Cadoine 1427-1441
45 Guillaume V de Champeaux 1441-1442
46 Alain de Coëtivy, cardinal 1442-1445
47 Guillaume VI Soybert 1445-1446
48 Olivier du Châtel 1446-1448
49 Gabriel du Châtel 1448-1463
50 Jean 1er de Mareuil 1463-1483
51 Nicolas 1er Maugras 1483-1503

52 Jacques 1er de Saint-Gelais 1503-1531
53 Jean II de Saint-Gelais 1531-1570
54 Robert de Girard 1570-1591
55 François 1er Rousset 1591-1599
56 Louis de Vigne 1599-1624
57 Paul-Antoine de Fay de Peraut 1624-1633
58 Nicolas II de Grillet 1633-1660


59 Jacques II Adhemar de Monteil de Grignan 1660-1674
60 Michel 1er Phelypeaux de la Vrilliere 1674-1677
61 Michel II Poncet de la Riviere 1677-1728



62 François II de Lastic de Saint-Jal 1728-1736
63 Bonaventure Baüyn 1737-1779


64 Henri de Bethizy de Meziere 1779-1801

LES EVEQUES D'ALAIS







































































1 François Chevalier de Saulx 1694-1712

2 Jean-François Gabriel de Hennin-Liétard 1713-1719
3 Charles de Bannes d'Avéjean 1721-1744
4 Louis-François Vivet de Montclus 1744-1755
5 Jean-Louis-Buisson de Beauteville 1755-1776
6 Pierre Cortois de Balore 1776-1784
7 Louis-François de Bausset, Cardinal 1784-1802













Les saints du diocèse de Nîmes  

« Aller au cœur de la foi » sera toujours « repartir du Christ » comme le rappelait le pape Jean-Paul II en clôturant le Jubilé de l'an 2000. Jésus, le Christ, qui est-il donc pour nous ? Les parcours de formation sont utiles, les approches théologiques sont précieuses mais ne peuvent se substituer à la démarche personnelle. Et c'est un témoignage personnel qui est attendu de nous en des circonstances variées et parfois inattendues. N'est-ce pas d'ailleurs de cette façon que l'Evangile s'est répandu dans notre région grâce au témoignage rendu le plus souvent par des laïcs : marchands, soldats, de passage ou venus s'établir ? Ils étaient conscients de la signification de leur foi et de leur baptême : n'est-ce pas encore pour nous un appel ?
LP « Responsables, témoins et partenaires » p. 5



 

Les saints et les saintes sont, dans notre histoire, les vivants témoins de ce que Dieu donne à l'Eglise, parfois de façon imprévue pour renouveler en même temps la profondeur de sa foi et l'élan de sa mission. LCF « Proposer la Foi dans la société actuelle » p. 105

Ci-desous, liste des saints du diocèse de Nîmes présentés dans le Propre de la liturgie de l'Eglise de Nîmes.

Pour parcourir la totalité de ce document, cliquez ici >>
Ci-contre, en couverture du Missel lectionnaire, la clef de voûte - Crypte de Saint-Gilles

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4 janvier
Saint Ferréol, évêque.

Saint Ferréol fut évêque d'Uzès (553 – 581)
Né à Narbonne, du sénateur Ansbert et de Bathilde, fille de Clotaire 1 er . ON le voit à sept ans chez son oncle Roricius évêque d'Uzès, où il reçoit une brillante éducation. Saint Firmin, parent de Roricius, qui lui succède, élève Ferréol au sacerdoce et le désigne pour son successeur. La sainteté de Ferréol et les miracles qu'on lui attribue sont la source du culte qui lui fut rendu.

14 janvier
Saint Pierre de Castelnau, martyr.
D'abord archidiacre de Maguelone, ensuite moine cistercien à Fontfroide, au diocèse de Narbonne, Pierre de Castelnau fut choisi par le pape Innocent III comme légat dans l'affaire des Albigeois, en 1204. Son zèle pour la répression de l'hérésie lui valut l'animosité du comte de Toulouse, Raymond V. Un des hommes de ce comte attaqua Pierre de Castelnau au moment où il allait traverser le Rhône et le perça de sa lance. Une lettre d'Innocent III relate cette mort. Le corps de Pierre de Castelnau fut enseveli près du tombeau de Saint Gilles.

3 février
Bienheureuse Marie Rivier, vierge.
La bienheureuse Marie Rivier naquit le 19 décembre 1768 à Monpezat (Ardèche) d'une famille profondément chrétienne. Vers l'âge de deux ans, une chute malencontreuse lui enlève l'usage de ses jambes. Avec insistance elle demandera guérison à Notre Dame de la Pitié , et le 15 août 1780 c'est le miracle. Désormais elle se donne totalement à Dieu dans l'œuvre de l'instruction chrétienne des enfants.
En pleine Terreur, Marie Rivier fonda son couvent à Thueyts, puis à Bourg Saint Andéol : « Ou faire connaître Jésus Christ ou mourir » disait-elle. Elle mourut ainsi dans la faim de son zèle le 3 février 1838.
Son œuvre s'étendra rapidement en France et à l'étranger. « Mes filles, un jour, traverseront les mers ». C'est en effet dans les cinq continents que les Filles de Marie Ravier iront vivre l'Evangile.
Pie IX qui l'a surnommée la « Femme-Apôtre » proclamera l'héroïcité de ses vertus en 1853. Jean-Paul II la déclarera Bienheureuse le 23 mai 1982.

12 février
Bienheureux Réginald, prêtre.
Né à Saint-Gilles dans la seconde moitié du XII éme siécle, Réginald fait de brillantes études et enseigne le droit canon à Paris. Il devient doyen de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans. Au cours d'un pèlerinage à Rome, il rencontre Saint Dominique et se fait Frère prêcheur. Saint Dominique l'envoie à Bologne où, grâce à sa parole et ses vertus, il obtient de très grands succès. On l'appelle un second Elie. Il part enfin à Paris sur l'ordre de Saint Dominique et y meurt (février 1220) en odeur de sainteté. Son tombeau à Sainte Marie aux Champs s'illustra de miracles et c'est là que commença son culte.

5 mars
Saint Pons, abbé.
Saint Pons fut abbé du monastère de Mont Andon, près de Villeneuve lès Avignon, où il mourut en 1087. Homme de grande sainteté, il se fit l'apôtre du Comtat Venaissin, où les miracles appuyaient sa parole. Il fut enseveli dans l'église du monastère. En 1887, ses reliques y furent retrouvées. Confiées à l'église paroissiale de Villeneuve, elles continuent d'y recevoir le culte dont elles furent entourées dès la mort du saint.

14 avril
Saint Bénezet
Benoît ou Bénezet, par amour envers les pauvres, se rendit à Avignon et y travailla à la construction du pont sur le Rhône, avec des compagnons qui formèrent le groupe des frères pontifes.Il mourut en 1184 et on l'ensevelit dans la chapelle du Pont d'Avignon.

20 mai
Saint Baudile, martyr.
Saint Baudile est le patron principal de la ville de Nîmes. Il vint s'installer à Nîmes avec sa femme. La ville n'avait pas encore d'Eglise constituée ni d'évêque. Des païens voulurent l'obliger à participer à un culte. Baudile s'y refusa malgré leurs coups. Jugé sur le champ et condamné à mort, il fut décapité hors des remparts. Son martyr eut lieu vers la fin du III ème siécle. Son tombeau devint le lieu saint de la cité. Dans la suite, un monastère s'éleva à l'endroit où reposait son corps. Ce monastère fut détruit en 1563, au début de la réforme protestante à Nîmes. Ses reliques furent profanées et dispersées.

Beaucoup de paroisses en France et hors de France sont dédiées à Saint Baudile.


24 mai
Bienheureux Gérard de Lunel, ermite.
Gérard, de la famille des barons de Lunel, ayant cédé à Philippe le Bel la moitié de sa baronnie contre le comté de Rochefort, renonça tout jeune à la vie seigneuriale et se fit ermite avec son frère, près du Pont du Gard. Il partit de là en pèlerinage aux Lieux Saints. Il mourut près d'Ancône. Son tombeau devint célèbre. Benoît XIV approuva en 1742 le culte séculaire qu'on lui rendait. Des prêtres français, émigrés, firent connaître ce culte dans les diocèses de Montpellier et de Nîmes après la Révolution. C 'est alors que le bienheureux Gérard fut inscrit au Propre de Nîmes.

16 juin
Saint Jean-François Régis, prêtre.
Jean-François Régis (1597 – 1640) naquit à Fontfroide (Aude). Devenu jésuite, ses supérieurs l'affectèrent aux missions de France, que le roi Louis XIII avait créées pour la conversion des protestants. Il fut l'apôtre du Vivarais et ramena une multitude de dissidents à l'Eglise. Il mourut à La Louvesc , épuisé par un apostolat surhumain à l'âge de 43 ans. Son tombeau, où se multiplièrent les miracles, devint et est resté un lieu de pèlerinage. Certaines paroisses du diocèse de Nîmes connurent le bienfait de son apostolat.

2 juillet
Bienheureux Pierre de Luxembourg, évêque.
Pierre de Luxembourg, de la famille des comtes de Luxembourg, naquit le 19 juillet 1369. Tout jeune, il fut livré aux Anglais comme otage en remplacement de son frère, qui était libéré pour pourvoir à sa rançon. Il fit preuve d'une éminente sainteté. Nommé évêque de Metz, malgré ses 15 ans, et, peu après, cardinal, il vint en Avignon sur l'ordre du pape. Il mourut à Villeneuve lès Avignon, âgé de 18 ans. Son tombeau devint un lieu de miracles : deux ans après sa mort, on en comptait plus de deux mille. Clément VII le mit au rang des bienheureux en 1527. Ses reliques, conservées dans l'église des Célestins d'Avignon, furent dispersées pendant la Révolution.

8 juillet
Bienheureux Urbain II, pape.
Le Bienheureux Urbain II, pape, naquit à Chalons sur Marne. Il devient le bras droit de Grégoire VII auquel il succède. D'une incroyable activité, il continue l'œuvre de Grégoire VII pour la restauration de la chrétienté. Au cours d'un voyage en France, il s'arrête à Clermont Ferrand, y préside un concile et prêche la 1 ère croisade. En rentrant à Rome, il s'arrête à Nîmes et consacre la cathédrale en voie de construction.
Urbain II mourut en 1099. Le pape Léon XIII le mit au rang des bienheureux consacrant ainsi un culte qui lui était rendu depuis un temps immémorial. C'est depuis cette béatification que le bienheureux Urbain II est inscrit au sanctoral nîmois.

9 juillet
Les Bienheureuses Religieuses Martyres d'Orange
Sur les 32 religieuses guillotinées à Orange en 1794 et béatifiées par Pie XI en 1925, le diocèse de Nîmes peut en revendiquer 5 : une, des Ursulines de Bollène (Sœur Claire de Sainte Rosalie), était née à Laudun ; quatre appartenaient au couvent des Ursulines de Pont Saint Esprit :
•  Sœur Sainte Sophie, née à Saint Laurent de Carnols,
•  Sœur Saint Bernard et Sœur Catherine de Jésus, nées à Bollène,
•  Sœur Saint Basile née à Livron.


Ayant refusé de prêter un serment qu'en conscience elles réprouvaient, elles durent se réfugier dans une maison de Bollène où elles furent arrêtées. Refusant à nouveau de prêter serment, elles furent condamnées à mort. Elles montèrent joyeusement à l'échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage

16 août
Saint Roch, pèlerin.
Roch, dont la famille vivait à Montpellier au XIV ème siècle revêtit après la mort de ses parents l'habit de pèlerin et se dirigea vers Rome. En cours de route, il manifesta des dons de thaumaturge en faveur des malades. Il mourut vers 1379.Son culte se développe dans la France méridionale et à partir du XVI ème siècle s'étendit bien au-delà.

26 août
Saint Césaire, évêque.
Césaire naît à Cavaillon, devient moine à Lérins mais doit se retirer à Arles pour raison de santé. L'évêque du lieu en fait un prêtre et l'attache à son Eglise, dans l'intention d'en faire son successeur. Pour se soustraire à cet honneur, Césaire se cache. Découvert, il est obligé d'accepter. Avec lui, Arles possède un grand évêque. Ame de prière, prédicateur inlassable, il transforme son Eglise. Maltraité par les Goths, maîtres du pays, il connaît la prison et l'exil. Il crée auprès de son église un monastère de moniale sous la direction de sa sœur Casarie. Il prend part au second concile d'Orange (529), contre les Pélagiens. Père des pauvres et des orphelins, il fut l'admirable défenseur de la cité en ces temps de calamité publique.

1er septembre
Saint Gilles, abbé.
Saint Gilles, dont le culte est florissant depuis le Moyen Age, à cause de l'abbaye gardienne de ses reliques, est un ermite dont l'histoire s'est souvent effacée au profit de la légende. Son tombeau fut un lieu de pèlerinage extrêmement fréquenté au Moyen Age, sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Un grand nombre de lieux de culte lui sont dédiés tant en France qu'à l'étranger.

6 septembre
Bienheureux Bertrand de Garrigues, prêtre.
Bertrand de Garrigues naquit près d'Uzès, au village dont il a pris le nom. Il fut le disciple et le compagnon de saint Dominique, fondateur de l'ordre des Frères prêcheurs. Son éminente sainteté le rendit cher à Saint Dominique, qui l'employa à la conversion des Albigeois. On cite de lui beaucoup de miracles. Nommé d'abord prieur du premier monastère de l'ordre à Toulouse, il travaille puissamment à l'extension des Frères prêcheurs et devient provincial du midi de la France (Alpes Pyrénées) en 1221. Il meurt en 1230 au monastère des cisterciennes du Bouchet dont l'église conserve la pierre tombale.

25 septembre
Saint Castor, évêque.
Castor, d'origine nîmoise, fut d'abord avocat. Ayant renoncé, avec son épouse, à l'état du mariage, il embrassa la vie monastique. Pour mieux connaître cette vie, il pria Jean Cassien, abbé de Saint Victor de Marseille, de rédiger ses conférences sur les institutions monastiques.
Les habitants d'Apt, privés d'évêque, le choisirent malgré lui pour être le leur. Il fut la providence des malheureux et le défenseur de la cité. Il mourut vers 420.

12 octobre
Saint Firmin, évêque.
Firmin, né à Narbonne, vient à Uzès auprès de son parent Roricius, évêque de cette ville. Un prêtre s'y fait son précepteur et l'instruit longuement des sciences divines et humaines. Il devient cher au vieil évêque à cause de sa science et de sa sainteté. Roricius l'élève au sacerdoce et finalement le prend pour coadjuteur. L'activité de Saint Firmin s'exerce dans les limites du diocèse et au-delà, chez les Gabales en particulier. A son tour, il fait élever Ferréol, son neveu, qu'il désignera pour successeur et qui sera mis au rang des saints, comme lui.

22 octobre
Sainte Marie Jacobé et Sainte Marie Salomé, disciples du Seigneur.
Le culte des Saintes Maries Jacobé et Salomé est confirmé, en Provence, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes Maries de la Mer , où des grâces abondantes ont été obtenues par leur patronage.
Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels.
Marie Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude.
Salomé était mère de Jean et de Jacques le Majeur.
Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion , elles vinrent au sépulcre, le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection.

26 octobre
Dédicace de la cathédrale de Nîmes.
L'antique cathédrale, consacrée par le Bienheureux Urbain II, eut beaucoup à souffrir au cours de son histoire, notamment à cause des querelles fratricides des XVI ème et XVII ème siècles.
Elle fut restaurée au XIX ème siècle sous l'épiscopat de Monseigneur Besson et reçut une consécration solennelle le 26 octobre 1882.

6 novembre
Bienheureux Urbain V, pape.
Le bienheureux Urbain V naquit au château de Grisac, près du Pont de Montvert (Lozère), vers 1310, de la puissante famille des Grimoard. Entré tout jeune chez les Bénédictins à Chirac, puis à Saint Victor de Marseille, il poursuit ses études à Montpellier, où il enseigne le droit canon. Son prestige s'affirme tellement dans les diverses missions apostoliques dont il est chargé qu'il est élu au souverain pontificat. Le siège apostolique était alors à Avignon, depuis le début du siècle. Urbain V fut un très grand pape, qui fit preuve d'une activité prodigieuse en des temps particulièrement troublés. A un amour passionné de la Sainte Eglise , il ajouta les vertus d'un saint. Après deux ans passés en Italie pour essayer d'y remettre la paix, il revint mourir en Avignon (19 décembre 1370). Son corps repose à Saint Victor de Marseille, dont il avait été l'abbé.  

8 novembre
Tous les Saints de l'Eglise de Nîmes.
Nous célébrons aujourd'hui tous les saints de notre diocèse dont le culte est attesté à diverses époques et en divers lieux et ceux dont les reliques sont conservées dans les autels ou les églises de notre diocèse.
Que cette évocation de nos aînés dans la foi, qui ont vécu en union avec le Christ, soit pour nous un appel à « faire de notre vie une vivante offrande à la louange de sa gloire ».

14 novembre
Dédicace des églises consacrées du diocèse.
A cause de leur antiquité, beaucoup de paroisses du diocèse n'ont pas retenu la date de la consécration de leur église. Nous célébrons aujourd'hui l'anniversaire de cette consécration. L'église construite de mains d'homme est le signe de cette construction de pierres vivantes que le Christ a scellées de son sang.

1 er décembre
Saint Léonce, évêque.
Léonce naquit à Nîmes, ainsi que son frère Saint Castor, qui fut évêque d'Apt. Nommé évêque de Fréjus au début du V ème siècle, son rôle fut très grand dans l'avancement de la foi dans le midi de la Gaule. Ami intime de Jean Cassien et mandaté par deux papes pour le règlement d'affaires importantes, il sut attirer, à Lérins, Saint Honorat qui y fonda le fameux monastère de ce nom, monastère qui devint bientôt une vraie pépinière de saints évêques.

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HISTORY

The diocese : a stride across the centuries

The evangelization of our country has followed the normal ways of communication between men. From the shores of the Mediterranean Sea, the establishment of the Gospel was done town to town going up the Rhône River and following the Roman paths. When did Nîmes and the Gard receive the Gospel? Who brought it here? The dust of centuries buries the name of this first missionary.

The first unquestionable proofs of the existence of a Christian community go back to the 5 th century. Some names have reached us: Constance in Uzès, Félix in Nîmes; some remains reminds of it like the ruins of St Etienne de Candau in Villeneuve, a council in Nîmes in 392 supposes the existence of a bishop and a community; pieces of writing as well, like the ones Cassien used to dedicate to Saint castor, native of Nîmes.

There was a great monastic flowering here, in the 8 th and 9 th centuries. On the territory of our 3 dioceses more than 180 Benedictines establishments got created. We keep traces of these in Goudargues, Cendras, the Spring in Nîmes, Pont St Esprit, Tornac, etc ...The Cistercians will later establish themselves in Franquevaux, by the time of Saint Bernard.

The second cathedral in Nîmes was consecrated in 1096 by Urbain II who presided over a council and enlisted us in the movement of the Crusades. The pilgrims had already been sent on the ways to Compostelle, St Gilles and even Vauvert.

The Franciscans, the Dominicans came on the 13 th century and revived communities caught into conflicts or multiple lawsuits. At home, St Diminique enlisted 2 companions: the blessed Bertrand de Garrigues and Reginald of St Gilles.

The Church of Rome took the man of St gilles, Guy Foulque, from us, he had become bishop of Narbonne , to make him Pope Clement IV. Good connoisseur of our country, he will tell St Louis of a place where to build a harbour in the “Dead Waters”.

The brotherly fight which decimates the Lord's vineyard and that our history designates under the terrible name of “religion wars” comes too quickly. Was it pure doctrine? Was it Gospel alone? The Michelade is not nice, neither is the St Barthelemy.

When he became bishop of Nîmes in 1598, Pierre de Valernod found himself among ruins. Living there, even in the most troubled days of 1621, he started, by pastoral visits of the diocesan synods, the reconstruction of the diocese.

Anthime-Denis Cohon whom “national historians of the Church or of the State of the 17 th century severely judge whereas local catholic scholars see him as a great reformist prelate” brings his tone to the building, brings up the destroyed cathedral, doubles his pastoral visits by missions and opens a seminary in Nîmes.

Fléchier works towards the intellectual and spiritual improvement of his clergy and, often for nothing, towards welcoming and training of the “new catholics” (We were far, then, from the actual ecumenical perspectives). He sees the creation of the diocese of Alais which widely cuts out the one of Nîmes.

Nîmes, Uzès, Alais: 3 bishoprics. Two of them have a long illustrated history by 91 bishops for Nîmes and 64 for Uzès. The third one, a strategic diocese which has a short life (1694-1802) is led by 7 bishops: the last one, de Bausset, who at the time of the Concordat gave up his seat to the Pope, died a cardinal. The people of Alais keep their names in mind in those of their streets: d'Avéjan, Beauteville, Balore, just like the people of Nîmes have given their streets the names of Fléchier, de la Parisière, Becdelièvre, Balore, de Chaffoy, Cart. Uzès prefers honouring its Saints: Firmin and Ferreol.

The Concordat agreed with Bonaparte ended the 3 bishoprics for a while and put us i the care of the bishop of Avignon . A vicar-general, curate of the cathedral, was more particularly in charge of the Gard area of this too big diocese.

It was necessary to wait until 1823 to find His Grace de Chaffoy taking care of the seat of Nîmes. Once again, everything needed building. The bishop did it with juvenile keeness in spite of his old age, starting missions, brotherhoods, establishing large and small seminaries, opening schools, worrying about liturgy.

After him a series of dignifid and really apostolic prelates: Cart, who introduced the flowering community of the Sisters of the Charity of Besançon; Plantier, the theologian bishop of Vatican I; Besson, an appreciated orator and founder of the Christian art comity; Gilly, from the Gard; Béguinot who had to adjust the diocese to the situation created after the split between the Church and the State; Marty, who according to all died too soon.

We won't say anything about the last bishops buried in our cathedral since they are in ourminds and in our hearts: Jean Girbeau, pierre-Marie Rougé, jean Cadilhac.

Here comes at the beginning of a century, first of the millenium, Robert Wattebled. With him we are facing a page in need of writing, of writing together, just like all the pages of the Church history. A new chapter of the Acts of the Apostles.

Like they have done at each step of our history, men and women will know how to witness the salute brought by Jesus Christ and how to open new paths for the Gospel; like Reginald and Bertrand in the times of the Cathars, like the Sisters of Pont Saint Esprit, under the Terror,like the blessed Father d'Alzon, or closer to us, Etienne Pernet and Jean de Fontfroide. Like all these infantrymen of God, who have shown us an unwavering faithfulness in the whirl of history.

May the Spirit that has so often renewed the face of our Church during the last centuries, give us, inthe days after the Council, still close, of Vatican II, to live whaterver it expects of us for the coming century.

Robert DALVERNY

Director of historical archives