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Etrangers sans papiers

 

LA RETENTION EN QUESTION...

Au moment où un Centre de Rétention Administrative (CRA) était en cours de construction à Nîmes, la CIMADE proposait une exposition photographique intitulée «Ceci n’est pas une prison, l’enfermement des étrangers sans papiers...

Avec cette exposition, la Cimade, qui est la seule association autorisée à intervenir dans les centres de rétention, veut faire mieux connaître ces lieux méconnus par la plupart d’entre nous.

 

Au cours de la conférence débat à laquelle Mgr wattebled participait 
avec Hélène Reille, présidente de cimade-nimes

Mgr Wattebled a échangé avec le Pasteur Jean-Paul Nunez, responsable régional à la cimade, celui-ci a indiqué qu'au niveau parisien des contacts  avec le secours catho vont aboutir à une implication du sos dans les centres de rétention... affaire à suivre...

Pourquoi la rétention ?

Un étranger ne peut résider et travailler en France qu’avec un  titre de séjour. Si l’Administration ne le lui donne pas, il est «sans papiers» et doit repartir dans son pays. Tout étranger qui a violé les règles d’entrée et de séjour peut être éloigné du territoire français et, dans cette attente, conduit dans un centre de rétention.

Qu’est ce que la rétention ?

Une préfecture peut placer dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire un étranger qui a fait l’objet d’une mesure d’éloignement forcé et qui ne peut quitter immédiatement la France. La rétention ne peut durer plus de 32 jours.

Qu’est-ce qu’un centre de rétention ?

C’est un lieu qui reçoit l’étranger en prévision de son expulsion,  un lieu de transit où il restera en attendant un futur embarquement ou une hypothétique  libération : c’est là qu’il attend la décision d’un juge et que tout son avenir se joue.
C’est un endroit d’enfermement car ce centre ressemble beaucoup à une prison, avec ses grillages, des caméras de surveillance et une forte présence policière. C’est aussi un lieu de vie puisque des hommes et des femmes, parfois des enfants, d’origine et de parcours divers y vivent. En principe, il devrait offrir aux retenus des équipements et service de type hôtelier et de restauration collective. En fait ces locaux sont rarement aux normes prévues : l’accès au droit est précaire, les prestations médiocres, le soutien psychologique et médical absent, la libre circulation rarissime.

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers d’étrangers y sont enfermés. Environ la moitié d’entre eux seront effectivement renvoyés dans leur pays d’origine. Les autres sortent libres sans que leur situation ait été réglée : ils se retrouvent sans papiers et donc passibles à tout moment d’un retour en rétention administrative.

Il y a aujourd’hui en France 1200 places. 2700 sont prévues pour juin 2008 (A Nîmes, va s’ouvrir en juillet un CRA pour 128 personnes. Quelques 130 policiers y seront affectés). Les causes de non renvoi des étrangers sont connues ( pas de délivrance de laissez passer par les pays d’origine, erreurs de procédure…)

Les centres de rétention sont devenus des instruments de gestion de l’immigration et de l’asile. Les dégâts quant au respect de la dignité des personnes concernées sont considérables… De nouvelles catégories de population y sont placées : personnes âgées, malades, familles avec enfants. Le placement en rétention d’enfants est particulièrement traumatisant et destructeur pour leur équilibre tant psychologique que familial. 

Ghislaine Bourgin

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«La Cimade est une forme du service que les églises veulent rendre aux hommes au nom de l’Evangile libérateur. Elle travaille en liaison avec le Conseil Oecuménique des Eglises, la Fédération Protestante de France, l’Eglise Orthodoxe en France, et collabore avec divers organismes catholiques et laïques, notamment au service des réfugiés, des travailleurs migrants, des détenus et des peuples en voie de développement.» Extrait de l’Article 1 des statuts de la Cimade